ACCOUCHER aux USA

5 mois après voici l'histoire de la naissance de notre petit américain...

Au même titre qu’une grossesse, un accouchement est toujours un événement unique, qu’il s’agisse d’un premier, deuxième, troisième… enfant ! Mais accoucher dans un autre pays que son pays natal, rend forcément les choses encore plus différentes. Je raconterais donc toutes ces petites différences qui m’ont marqué, aussi bien qu’elles soient liées à une réelle différence culturelle qu’elles soient simplement liées à ma personnalité. Bref dans tous les cas, le but sera de « partager » mon expérience autour de mon accouchement aux USA en tant qu’expatriée française. Ensuite, je suis complètement consciente que beaucoup de paramètres tels que le choix de l’hôpital par exemple, peuvent avoir une réelle conséquence sur le déroulement des choses, et donc ce qui s’est passé ainsi pour moi dans cet hôpital ne sera peut-être pas forcément la même chose pour une autre dans un autre hôpital. Ensuite, je rappelle également que chaque Etat a ses propres lois, donc ce qui était ainsi pour moi dans le Massachussetts, sera probablement très différent dans un autre Etat aux USA (même si la maternité, n’est pas le sujet qui fait tant de différence entre les Etats). Bref certaines choses sont valables partout aux USA, certaines le sont uniquement dans certains Etats aux USA, certaines le sont que dans le Massachussetts, certaines le sont que dans l’hôpital dans lequel j’étais, certaines le sont que pour moi… Et j’essayerais tant bien que mal de faire la part des choses.

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A l'arrivée à la maternité en FRANCE le jour J...

maternité FR 

VS

A l'arrivée à la maternité aux USA le jour J... 

maternité US

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Où était prévu l’accouchement ?

Mon accouchement devait avoir lieu dans l’hôpital où ma gynéco était rattachée. Il s’agissait de l’hôpital Saint-Elisabeth à Brighton (quartier dans Boston). Il semblerait que j’aurai pu choisir d’accoucher dans un autre établissement si c’était mon bon vouloir, mais je n’en voyais pas vraiment l’utilité.

Ces raisons étaient :

-        S’il existe un classement des hôpitaux, je n’en avais pas tellement connaissance (et je pense qu’il peut exister ce genre de classement, puisque je rappelle qu’ici nous ne sommes pas des « patients » mais des « clients »).

-        J’avais également ouïe dire qu’il s’agissait d’un bon hôpital (peut-être pas le number one mais pas trop mal non plus).

-        Personnellement, il me paraissait amplement correct, puisque j’avais dû m’y rendre pour mes échographies et j’avais pu également visiter une de leur chambre de travail que j’avais d’ailleurs prise pour une chambre de séjour ! Donc à première vue, plutôt bon signe !

-       Enfin j’étais suivi par « deux » gynécos de cet hôpital, que je trouvais toutes deux tout à fait correct, et dont je pouvais espérer qu’elles soient présentes lors de mon accouchement.

Comme en France, l’obstétricien qui était censé assister à mon accouchement, devait-être celui qui serait de garde à ce moment-là. Ça paraît évident, mais j’ai appris via une amie marocaine, qu’il est possible au Maroc d’exiger que l’obstétricien qui te suit, soit celui qui procède également à l’accouchement.

 


Les derniers moments avant l’accouchement 

Comme en France, les visites chez le gynéco se rapprochent de plus en plus les unes des autres en fin de grossesse, avec une visite hebdomadaire le dernier mois, et plus en cas de problème. Me concernant à mon dernier RDV qui était le jeudi, mon col était ouvert à 2cm. J’avais un autre RDV prévu une semaine après, pour faire une échographie de contrôle, que je n’ai jamais faite puisque, le ptit bout est arrivé le lundi soir.

Je sais aussi qu’en France, il est possible de suivre des cours de préparation à l’accouchement (ces cours commencent en général dès le 7ème mois me semblent-t-il et s’étalent jusqu’en fin de grossesse à raison de 10 séances, pris en charge par la sécu). J’avais d’ailleurs fait ces cours pour ma première grossesse en France. Ce genre de cours est semble-t-il possible ici aux USA, selon les dires des américaines à qui j’ai pu poser la question. Ils se font généralement avec une sage-femme qu’il faut soit –même contacter. Mais personne ne nous guide vers ça. En tout cas, à aucun moment ma gynéco m’en a fait allusion. Sachant bien entendu qu’il n’y a pas de prise en charge, ces cours ne semblent pas proposés et fait systématiquement. Je m’en suis donc abstenue, ma première grossesse était récente et mes cours ne me semblaient pas si loin. Je n’ai donc même pas cherché à savoir qu’elle en aurait été la prise en charge auprès de notre assurance.

Je n’ai pas vraiment eu de recommandations particulières concernant le jour de mon accouchement, je savais simplement qu’il faudrait appeler le cabinet de ma gynéco au moindre signe et attendre leur feu vert pour se rendre à la maternité (c’est un peu pareil en France).

Assez tard dans ma grossesse, je me suis rendue compte que ma gynéco m’avait laissé des documentations que je n’avais jamais pris le temps de lire et que presque tout ce qui était à savoir était indiqué dedans. En France, les maternités délivrent aussi ce genre de documentations, mais j’avais simplement l’habitude que mon gynéco prenne le temps de me dire aussi les choses oralement. J’avais le sentiment que ma gynéco me parlait de très peu de choses au cours de cette grossesse, qu’elle me renseignait sur peu de choses. Peut-être s’est-elle dit que j’étais suffisamment informé par la documentation qu’elle m’avait donné ou simplement a-t-elle jugé que ce n’était pas nécessaire de rappeler ces choses pour une seconde grossesse ?  Enfin peu importe, j’ai trouvé qu’elle ne donnait pas suffisamment d’informations mais je m’en suis accoutumé du fait que c’était ma seconde grossesse.

J’avais également demandé s’il existait une liste des affaires que je devrais penser à mettre dans ma valise, et ma gynéco m’a donné une liste complètement inutile : En gros, une liste qui me rappelle, entre autre,  de prendre une tenue confortable pour ma sortie de la maternité, comme si je pouvais soit l’oublier soit me dire qu’il serait certainement plus pratique de prévoir un tailleur pour la sortie de la maternité plutôt qu’un petit jogging bien confortable… En gros, je voulais juste savoir ce qu’il serait fourni ou prêté par la maternité (type gel douche pour bébé, thermomètre, vêtements pour le bébé, couches pour bébé, protection pour maman, serviette de bain…). Finalement, j’ai fait la connaissance d’une française qui par chance avait accouché dans le même hôpital que moi, et qui a su exactement me donner les informations qu’ils me manquaient.

En termes d’examen au cours du dernier mois, les choses ne semblent pas bien différentes qu’en France. Comme en France par exemple, ils vérifient si la maman est porteuse de la bactérie streptocoque b, et si c’est le cas, une injection d’un antibiotique sera administrée le jour de l’accouchement. Alors qu’il n’y avait aucun examen du col en cours de grossesse, ce sera le cas le dernier mois.

Compte tenu du peu d’informations que me transmettais ma gynéco pendant mes visites, j’avais un peu le sentiment que la grossesse était vraiment pas tellement bien suivi. J’étais d’ailleurs heureuse que ma fin de grossesse se déroule bien. Et puis lorsque j’ai simplement averti ma gynéco du fait que je ressentais des douleurs permanente en bas du dos à droite, j’étais heureuse d’être prise au sérieux, et d’entendre ma gynéco prendre toutes les précautions, en m’expliquant que c’était peut-être mon rein droit qui souffrait de la pression du bébé, et que pour s’assurer que tout était OK, elle me prescrivait une écho supplémentaire (celle que je n’ai finalement pas eu le temps de faire).

Bref, j’y reviendrais peut-être sur d’autres articles, mais c’est quelque chose que j’apprécie tout particulièrement ici aux USA, peut-être parce que je suis tombée sur de bons médecins aussi, mais ils ont le mérite « d’écouter » leur patient (ce que j’ai eu à reprocher à de nombreuses reprises à des médecins en France….). Certains diront peut-être que les médecins en France sont méfiants du discours de leurs patients, en prévention de certains abus auprès de la sécurité sociale, ils attendent que les choses soient dramatiques pour enfin prescrire les examens nécessaires qui auraient dû être prescrit il y a longtemps. Ce n’est peut-être pas le cas de tous les médecins mais en tout cas j’ai eu la malchance de tomber sur ce type de médecin, ce qui n’est pas encore le cas ici. Mais je reviendrais sur le sujet dans quelques années pour que mon jugement en vaille la peine. 

 


Le JOUR J de l’accouchement… ce dont je me souviens 

Personnellement pour ces derniers moments j’avais deux préoccupations concernant mon accouchement :

  1. Que bébé arrive avant l’arrivée de ma maman où au moment où nous devions aller la chercher à l’aéroport.
  2. Que bébé arrive trop vite et que je ne puisse pas avoir de péridurale.

Par chance, je n’ai eu, ni l’un, ni l’autre. Pour ma maman, le timing était juste parfait. Nous sommes allés la chercher le samedi midi, soit deux jours avant l’arrivée de bébé. Juste le temps de profiter du temps ensoleillé sur notre terrasse, de faire des petites promenades (pour ça j’avais la chance d’être en forme jusqu’à la fin), et de bien entendu faire du shopping. Par contre après ce dernier point, bébé n’en pouvait plus, c’est donc en faisant du shopping à TJ Max que j’ai perdu les eaux à 17h. Heureusement que ça n’était qu’à 2 min en voiture de la maison. J’ai par contre pris le temps de passer en caisse pour régler mes petites emplettes ! Ah oui car j’aurai été un peu déçu de revenir bredouille après avoir passé 1h à fouiner des bonnes affaires dans ce magasin ! Michaël avait pris une journée de congé, comme quoi, au fond de lui il devait pressentir quelque chose. Je lui ai donc envoyé un petit message pour le prévenir qu’il fallait qu’on se prépare au départ pour la maternité. Me voyant peu pressée, il a pensé en premier lieu que je blaguais, et puis à mon arrivée à la maison il a compris que mon message avait été très sérieux. Mais au lieu de partir sur le champ, comme je n’avais toujours pas reçu le coup de fil de ma gynéco qui était censé me rappeler pour me confirmer que nous pouvions nous rendre à la maternité, et que je ne me sentais pas tellement au confort (la poche des eaux n’ayant pas rompu d’un seul coup), je trainais donc un peu, espérant recevoir le feu vert de ma gynéco et trouver un moyen pour me sentir mieux. Après 1h30 c’était cause perdue, je n’avais ni reçu l’appel et je ne me sentais bien entendu pas mieux malgré avoir changé de pantalon à 3 reprises ! C’est donc  à 18h30 que nous avons fini par partir de la maison, et pour le coup, avec précipitation ! Les contractions ont commencé après 15min de trajet en voiture. Nous sommes arrivés à 19h. Michaël m’a quand même demandé quand nous sommes arrivés à l’hôpital à quel endroit il fallait qu’on se rende, si on devait plutôt se rendre directement à la maternité ou plutôt aux urgences. Ce qui est marrant c’est qu’à chacun de mes RDV à l’hôpital au cours de ma grossesse, c’était un point qui m’angoissait particulièrement de ne pas savoir où se rendre le moment venu. A chaque RDV, je posais donc toujours la même question à Michaël, qui me répondait toujours sûr de lui  «je te l’ai déjà dit… ils nous ont dit aux urgences ». Et ce jour-là, est-ce un peu à cause du stress, mais les rôles ce sont inversés ! Je lui ai dit, « c’est une blague ? Tu me demandes vraiment où l’on doit se rendre ??? Mais aux urgences !!! Tu me l’as toi-même dis 100 fois »... Une fois ce petit moment de doute passé, nous sommes enfin arrivés à l’accueil aux urgences (ce qui nous a demandé de traverser tout l’hôpital à pied car nous ne nous étions pas garés au bon endroit…). Puis arrivés aux urgences, encore une fois, certainement dû au stress, un petit dialogue de sourd et muet s’est mis en place entre Michaël et la dame à la réception… la dame qui ne cherchait qu’à connaître la date du terme prévu… Michaël qui ne répondait pas à sa question qui trouvait bien inutile car pour lui c’était maintenant que le bébé arrivait, donc sa réponse était « NOW ! »… Je pense que de préciser que j’avais perdu les eaux en arrivant aurait pu faciliter la discussion. Ça n’a pris que quelques minutes de plus, mais je pense que chaque petites minutes de perdues « bêtement » paraissent juste horriblement frustrant et compliquée à supporter pour la future maman qui se tort de douleurs… Après cet épisode de quiproquo, j’ai été pris en charge rapidement, accueilli par un fauteuil roulant. Ce qui est drôle, c’est que nous avons exactement refait le même trajet que nous avions fait à l’aller. Plutôt étrange de penser que dans ce sens j’ai besoin d’être poussé en chaise roulante et que dans l’autre ça ne posait pas de problème que je fasse le chemin en marchant. En tout cas, ça partait d’un bon sentiment donc je me suis laissé amener à bon port. En France, je n’ai pas eu cet accueil, j’ai dû me rendre par mes propres moyens à la maternité (j’ai d’ailleurs préféré emprunter les escaliers à l’ascenseur, que j’ai d’ailleurs franchi avec difficulté, pour ne pas prendre le risque que l’ascenseur tombe en panne au moment où je suis dedans ! ça paraît improbable mais dans ce cas-là, moi je suis pour minimiser les risques).

Une fois installée dans la chambre, j’ai été installé comme je l’aurai été en France. D’ailleurs en France, on appelle ça plutôt une  « salle » de travail, ici aux USA il s’agit plus d’une « chambre » de travail (« Labor room »). Et bien bizarrement, la différence n’existe pas seulement dans le terme. La pièce est beaucoup plus « cosi » aux USA, aucun outil médical n’est visible, tout juste les écrans. Le seul visible était celui installé pour la future maman (personnellement, je n’ai pas eu le temps d’en profiter). Il y avait également une salle d’eau attenante à la chambre (l’option prendre une douche chaude pour calmer les contractions pour celles qui ne veulent pas de péridurale est plutôt chouette). Enfin comme je m’y attendais bébé est arrivé assez vite, puisqu’à 21h46, il était là. Je me rappelle, une fois rentrée dans la chambre, que les contractions se sont rapidement intensifié, que j’ai trouvé l’arrivée de l’anesthésiste pour la péridurale interminable. On m’avait conseillé « d’exagérer » mon ressenti au niveau de la douleur pour qu’ils agissent rapidement. Malheureusement, j’avais oublié l’importance de ce détail. Lorsqu’ils m’ont annoncé que l’anesthésiste arriverait dans « l’heure », je savais bien que ça serait trop long et qu’il vaudrait mieux qu’il arrive plutôt dans les minutes… Lorsqu’ils ont vu la rapidité avec lequel le travail se faisait, ils se sont enfin décidés à courir aller chercher l’anesthésiste, que j’ai vu pour le coup arriver dans les minutes qui suivaient. OUF ! Les douleurs étaient insupportables quand l’anesthésiste est arrivé, j’en avais la nausée mais j’ai eu ma péridurale à temps et c’est tout ce qui m’importait. Avec du recul, je me suis dit j’aurai pu peut-être moins souffrir et moins longtemps, si je m’étais un peu dépêché pour partir de chez moi.  Peu de temps après, bébé est arrivé au monde, déjà bien éveillé. Comme en France, la maman prend le bébé en peau à peau (quand l’accouchement s’est bien passé et qu’il n’y a pas eu de césarienne), suivi de la première tétée, c’est donc ce que j’ai fait. Pendant ce temps, l’infirmière posait des questions pour avoir toutes les infos qui pouvaient lui être nécessaires pour la déclaration de l’enfant, et nous a équipé bébé, moi et papa des fameux bracelets contre le vol… et une fois terminé, on nous a donc amené à notre chambre.

 


Les DIFFERENCES entre FRANCE et USA

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Avant le séjour à la maternité...

Examens au cours de la grossesse 

Pour mon cas, l’examen du col a été moins fréquents aux USA  (vérification une seule fois en début de grossesse et à chaque visite le dernier mois de grossesse). En France, j’avais cet examen à chaque visite mensuelle chez mon gynéco tout au long de ma grossesse et également à chaque visite le dernier mois (en moyenne une visite par semaine).

Le RDV avec l’anesthésiste... inexistant aux USA

En France elle est obligatoire et se fait au  8ème mois de grossesse (que la péridurale soit envisagée ou non d’ailleurs car il peut toujours y avoir une urgence à faire une césarienne). Aux USA, il n’y a aucun RDV avec l’anesthésiste au cours de la grossesse. Concrètement lorsque l’on souhaite une péridurale, toutes les questions importantes sont posées le jour J, c’est-à-dire dans mon cas avec de très fortes contractions très rapprochées. Autant dire que si, Michaël n’avait pas été là pour répondre à ma place, j’aurai été incapable de répondre aux questions, la douleur étant telle que j’étais incapable de sortir le moindre son de ma bouche (qu’il s’agisse de l’anglais, du français ou de quoique soit d’autre d’ailleurs) ! Donc concrètement comme les réponses étaient indispensables pour qu’on puisse me poser cette péridurale, sans Michaël, je n’aurais jamais pu avoir de péridurale ! Ils m’ont tout de même demandé de signer une décharge au cours d’une grosse  contraction (Michaël n’a pas pu s’empêcher de prendre cette signature, tellement qu’elle était indéchiffrable, ce qui je le précise, n’est pas le cas en temps normal…). Personnellement je ne comprends absolument pas pourquoi, ils ne rendent pas les choses plus simples comme en France en anticipant tout ceci avec un RDV au cours de la grossesse.

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Au cours du séjour à la maternité...

Une chambre spacieuse pour toute la famille !

J’avais une chambre pour moi seule (pas partagée comme cela arrive couramment en France). J’ai l’impression que le partage des chambres pour les accouchements est moins courant ici qu’en France. En France, je me souviens avoir demandé une chambre non partagée comme s’il s’agissait d’une option. Il avait aussi fallu que je me renseigne auprès de ma mutuelle pour savoir si l’option chambre non partagé était couverte par celle-ci. Là, je n’ai pas tellement eu le choix, d’office une chambre est accordée par maman (sauf cas très exceptionnel quand l’hôpital est surchargé, ce qui ne semble pas d’être souvent le cas selon la gynéco qui me suivait…). J’avais donc pour moi seule et bébé bien sûr, une chambre spacieuse et un lit pliant pour que papa puisse rester avec nous ! Le top ! En France, je n’avais pas non plus eu cette possibilité. J’ai même l’impression qu’en France, ce n’est pas une pratique très courante d’avoir le papa qui reste avec la maman et le bébé, alors qu’aux USA j’ai l’impression que ça se fait régulièrement peu importe les hôpitaux. Et pourtant la logique voudrait l’inverse puisque beaucoup plus de papa français ont un congé pour la naissance de leur enfant, ce qui est plutôt rare aux USA. 

La durée du séjour... finalement aussi longue aux USA contrairement à ce que j'avais pu entendre (pour mon cas)

J’ai toujours entendu que le séjour à la maternité était très court aux USA. Ma gynéco m’avait aussi fait comprendre qu’on pouvait sortir deux jours après un accouchement. Pour moi, le séjour à la maternité aura été quasiment aussi long qu’en France.

1ère accouchement en France : du dimanche très tôt le matin (accouchement à 10h31), sortie mercredi matin à 12h (3 jours complets, 3 nuits). J’avais la possibilité de rester une journée de plus mais c’est moi qui ait souhaité sortir plus tôt (pour retrouver la famille au repas du 25 décembre).

2ème accouchement aux USA : du lundi soir (accouchement à 21h46), sortie vendredi matin (3 jours complets, 4 nuits). J’aurai pu sortir une journée plus tôt mais rester une nuit de plus, signifiait pouvoir « se reposer » encore un peu bénéficiant de l’aide des infirmières la nuit, sachant quoiqu’il en soit que c’était pris en charge par notre assurance. J’ai d’ailleurs appris que je n’aurai pas eu cette possibilité si j’avais accouché le lundi soir avant 20h… j’ai donc eu la chance de passer le cap des 20h, donc j’en ai profité !

Les repas... plutôt une bonne surprise aux USA 

Cela est très variable même en France d’une maternité à une autre. Mais, étant aux USA (sans faire trop de cliché non plus), je ne m’attendais pas à tellement bien manger à l’hôpital… les USA ne sont pas connus pour être des fins gourmets… Mais j’étais toutefois surprise de la qualité des repas qu’on me servait car les repas étaient plutôt équilibrés  (la quantité était aussi au RDV mais j’étais beaucoup moins surprise pour ça).

Je devais faire un choix au menu entre deux plats principaux proposés pour chaque repas du midi et du soir. Ensuite, laitages, fruits, jus… beaucoup de choix pour les repas (aussi bien le matin, midi ou soir) et possibilité de choisir l’ensemble de ce qui était proposé pour chaque repas, ce qui honnêtement pouvait largement nourrir deux personnes !

La prise en charge des aînés lors de l'accouchement

En France pour des raisons sanitaires me semble-t-il,  les aînés ne sont pas autorisés à être présents lors de l’accouchement dans la salle de travail (ils peuvent en effet ramener des bactéries, des virus, qui peuvent-être dangereux pour un nouveau-né ayant un système immunitaire fragile). Aux USA, il semblerait que ça ne soit pas un souci, en tout cas ça ne l’était pas dans l’hôpital où j’ai accouché. J’avais demandé quelles solutions ils pouvaient exister au sein de l’hôpital, si j’étais amené à accoucher avant l’arrivée ma mère. La réponse de la gynécologue était la suivante : Certaines  infirmières peuvent s’occuper de l’aîné, mais cela à un certain coût (lequel on n’en sait rien, car c’est vrai qu’aux USA beaucoup de choses sont possibles mais attention tout à un prix !), sinon il est possible de « ramener » l’enfant dans la salle d’accouchement mais le père s’en occupe… Personnellement cette solution n’était pas envisageable ! Même si l’accouchement est quelque chose de merveilleux, je ne suis pas sûre qu’aux yeux d’un enfant, la beauté de l’accouchement soit la première chose visible…

La salle d’accouchement (Labor room)... une vraie chambre douillette aux USA

Comme j’ai pu le dire plus haut, elle ne ressemble pas à une « salle d’opération » comme on peut le voir en France mais à une chose d’hôtel équipée d’une salle d’eau (douche et toilette dans chaque salle d’accouchement). Aucun instrument de travail n’est visible, les écrans pour le monitoring sont bien présents autour du lit mais plutôt assez bien dissimulés.

Les gestes au cours de l’accouchement... un discours et un retour d'expérience différent entre France et USA

En France, beaucoup d’hôpitaux pratiquent l’épisiotomie dès qu’ils estiment qu’il existe un risque de déchirure. Il y a quelques années, la mode aux USA était la même mais a changé. Je m’excuse d’avance pour le détail mais ils se sont aperçu que le risque que l’épisiotomie s’agrandisse jusqu’à l’anus était plus grande que s’il s’agissait d’une déchirure naturelle, donc elle n’est plus pratiquée systématiquement même quand le risque de déchirure existe.

Le suivi post-accouchement... assez semblables dans les deux pays

Le suivi est le même qu’en France concernant les constantes de la maman et bébé (températures, tensions…), pas tellement de vérification de l’état des cicatrices du post-partum (plus laxiste qu’en France là-dessus),… j’ai entendu dire que le bébé aux USA étaient très souvent pris à la nurserie la première nuit pour le surveiller même si ce n’est pas le choix de la mère. Je n’ai pas eu l’impression que l’on m’impose ce choix en tout cas. Je pouvais dès que j’en ressentais le besoin, laisser mon fils à la nurserie la nuit quelques heures mais à aucun moment j’ai eu l’impression qu’on me l’imposait. J’ai trouvé les infirmières plus « disponible qu’en France », mais cela est peut-être propre aux personnes et non aux coutumes d’un pays ou de l’autre.

(même si être infirmière est avant tout une vocation et pas tellement un métier pour s’enrichir, j’ai cru comprendre que les infirmières aux USA avaient un salaire bien plus motivant que les salaires français, ce qui peut aussi un peu expliquer cette légère nuance dans le comportement…).

Soins du bébé... des méthodes totalement différentes

Cela dépend de la maternité aux USA mais c’était le cas de là où j’étais et des femmes que je connais aux USA et qui ont accouché également ici. Ils ne préconisent pas de bain pour le bébé avant que le cordon ne soit tombé (en général 8 jours), en tout cas pas d’immersion dans l’eau.  Il n’y pas non plus de soin du cordon (on ne touche pas au cordon, ni de crème cicatrisante, ni de spray désinfectant, et surtout on le laisse au sec le plus possible en évitant que les pipis viennent le souiller). Il semblerait d’après des études qu’ils ont pu faire que le cordon cicatrice plus vite ainsi et surtout cela baisse le risque d’infection. Ils lui tout de même fait une petite toilette après l’accouchement mais sans le baigner dans l’eau. On peut aussi faire au bébé  des toilettes rapides au gant durant cette période avant la tombée du cordon, le principal étant de ne pas « immerger » le bébé dans l’eau.

En France, la méthode est très différente. Généralement, et ça s’est passé ainsi pour mon premier enfant, le premier bain est donné le lendemain de l’accouchement. En général, les hôpitaux proposent une fourchette d’heure à laquelle on peut se rendre pour aller donner le premier bain, pour que les infirmières montrent les gestes à adopter. Pour Nolan, on nous avait appris à savonner bébé avant en dehors du bain mais tout à côté de celui-ci, dans un ordre très précis (de la tête au pied, sans oublier aucun pli), et l’immerger complètement dans l’eau une fois bien savonner pendant quelques secondes, en le maintenant d’une certaine manière pour ne pas qu’il glisse et pour qu’il puisse se détendre au mieux dans l’eau. Honnêtement j’étais bien heureuse d’avoir eu quelques petits conseils pour ce bain, pour qu’il soit agréable pour nous et pour bébé et que cela me serve aussi pour le second car ici, puisqu’aucun bain n’a été donné au cours de mon séjour, aucun conseillé pour le bain n’a été donné non plus, et je pense que si cela avait était mon premier bébé, je me serais senti un peu délaissé.

Aussi, le bébé est très souvent amené par les infirmières pour différents tests et j'ai eu le sentiment que c'était beaucoup plus fréquent aux USA. Un système de sécurité contre le vol de bébé assez performant avait été placé sur bébé aux USA alors que je n'avais pas eu cela en France. 

L’allaitement... conseillé par les deux mais plus assumé aux USA

 Aux USA mais au Massachussetts, l’allaitement est ce qu’on recommande pour l’enfant (comme en France). Cependant, comme j’ai déjà pu en parler dans un autre article, l’allaitement est plus courant aux USA qu’en France, surtout au-delà des 6 mois de l’enfant. Dès le départ tout est mis en place pour faciliter l’allaitement aux USA:

Une conseillère en lactation vient dans la chambre sur demande pour aider la maman (plus ou moins disponible selon les hôpitaux, en tout cas, elle l’était vraiment dans l’hôpital où j’étais). En France, compte tenu des problèmes de santé de mon fils, nous étions en « unité kangourou » (soin et suivi particulier apportés par la néonatologie tout en permettant à la mère et le bébé de rester ensemble dans la chambre). Je n’ai pas eu donc de suivi particulier en chambre par une conseillère en lactation mais la directrice de la néonatologie faisait exactement la même chose qu’une conseillère en lactation.

La différence réside principalement dans l'approche. Aux USA, le corps médical est beaucoup plus respecteux du corps de la femme, et à chaque fois, on me demandait l'autoristation de "manipuler" ma poitrine afin de montrer les bons gestes à adopter, alors qu'en France, ces gestes étaient systématiquement faits sans même demander l'autorisation. Même si la différence de faire peut venir en partie de la personne, elle vient ici avant tout de la culture car globalement, les américains sont beaucoup plus pudiques que les français, et ceci je l'ai remarqué à plusieurs reprises.

Par exemple, j'avais remarqué à chacunes de mes consutlations gynéco, que ma gynéco sortait systématiquement de la pièce avant que je retire mes vêtements et m'installe sur la chaise. Et j'avais toujours à disposition soit une blouse (la même qu'on a en France pour les hospitalisations) soit un petit papier blanc pour dissimuler les parties intimes durant la consultation. En France, lors de mes consultations, je n'avais rien de tout ça.

Aussi, aux USA, pour ceux qui ont l’assurance qui le prend en charge (ce qui était le cas pour nous et qui semble plutôt fréquent auprès des assurances…), un tire-lait électrique  tout neuf est donné par l’hôpital (et en plus il s’agit de celui qui récolte les meilleurs avis et qui à l’achat coûte pas loin de 350$). Il a suivi simplement que je le demande auprès de la conseillère en lactation, qui m’a apporté en chambre le dernier jour de mon séjour, le tire-lait encore dans son emballage. En France, nous avons dû demander au pédiatre qui donnait son accord de sortie le dernier jour qu’il prescrive sur l’ordonnance la location d’un tire-lait, en précisant la période d’utilisation (selon la nécessité). D’office une période plus longue, d’au moins 6 mois peut-être prescrite, mais certains professionnels, limite cette période au minimum. J’étais bien contente qu’il ait indiqué une période plus longue puisque ça évite les multiplications de démarche pour garder le tire-lait plus longtemps si finalement le souhait est de suivre l’allaitement plus longtemps que prévu (renouvellement de l’ordonnance chez le gynéco, le pédiatre, ou n’importe quel médecin, puis voir avec le loueur les démarches à suivre pour le changement de date de fin de location). Il est possible de louer en pharmacie ou auprès d’un grossiste (il me semble que j’étais passé par un grossiste). Le problème des pharmacies c’est qu’elles n’ont pas tous les modèles disponibles, or certains modèles sont franchement plus efficaces que d’autres. Les démarches pour une prolongation étaient selon mes souvenirs plus simples chez le grossiste. Je ne me souviens plus du nom de ce contact, mais je me souviens que c’est ma pédiatre qui me l’avait donné, et que j’avais trouvé les démarches de location plus simples. (J’avais choisi la marque et le modèle qu’il me fallait, on m’avait livré chez moi le tire-lait et on était revenu le chercher chez moi lorsque je n’en avais plus besoin). Mais globalement, je trouve qu’il est beaucoup plus facile de se procurer un tire-lait aux USA, qu’en France.

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Après le séjour à la maternité...

Les aides/ la facture... Un fossé entre les deux pays

Sur ce point, il y a une énorme différence entre les deux pays… En France, nous avons la chance de recevoir une aide de l’état au 7ème de grossesse (environ 700 euros si mes souvenirs sont bons). Aux USA, après quelques semaines la naissance de bébé, nous recevons une facture… En France, on nous donne de l’argent pour avoir des enfants, ici on nous en prend… Le montant de la facture dépend de pas mal de choses (l’assurance à laquelle nous sommes affiliés, le régime que nous avons choisi auprès de notre assurance, le déroulement de l’accouchement…). Il faut savoir par exemple, qu’une césarienne coûte plus chère qu’un accouchement par voie basse, car la césarienne reste une intervention qui implique plus de gestes, plus de personnes et tout ça, ça se paye ! Un accouchement normal, sans complication, aux USA coûte environ 10 000 $. Notre assurance prenait en charge 90% de la somme totale de l’accouchement, ils nous restaient à payer de notre poche 1000 $. Nous avons demandé à l’hôpital s’il était possible « d’alléger » ce paiement, qui nous a proposé de payer cette facture sur 10 mois, ce que nous avons accepté.  

Le certificat de naissance... des démarches simplifiés aux USA

Aux USA, aucune démarche est nécessaire, ils nous fournissent simplement au cours de notre séjour les documents à remplir, et se charge de l’envoi auprès des mairies concernées (soit du lieu de naissance soit de la ville ou nous habitons si ce n’est pas la même). Et nous récupérons sous 6 semaines en principe, le certificat de naissance auprès de la mairie. Un temporaire est délivré à la sortie de l’hôpital par l’hôpital, en attendant que l’officielle soit prêt (les papiers sont fournis par l’hôpital au moment de l’accouchement, et remplis par les soins des futurs parents durant le séjour à la maternité). Ce certificat temporaire permet de faire certaines choses (comme la déclaration de naissance auprès de son employeur…) mais ne permet pas de faire une demande de papier « officiel » (un passeport par exemple, il faut pour cela le certificat de naissance définitif). Le certificat de naissance définitif est délivrée par la mairie où l’on réside (à aller chercher  en mairie au bout 6 semaines après la naissance) ou celle ou l’enfant est né (à aller chercher en mairie au bout de 4 semaines après la naissance).

En France nous devons déclarer nous-même (parents ou personnes pouvant prouvée de sa présence lors de l’accouchement) l’enfant à la mairie (de naissance uniquement) sous les 3 jours après la naissance (avec une journée supplémentaire si le dernier jour du délai est un samedi, dimanche ou jour férié), en rapportant toutes les pièces administratives nécessaires (une preuve de nationalité française, le formulaire de l’hôpital dument rempli, le livret de famille…).

Pour répondre à une question posée ultérieurement, je précise que ce certificat de naissance est la preuve officielle que notre fils est un citoyen américain. A la naissance, il a donc la nationalité américaine. Pour qu’il obtienne la nationalité française (en plus de la nationalité américaine), il faut que nous fassions la démarche auprès du consulat de France à Washington (pour les naissances à Boston, il faut se référer à la ville de Washington). Sur le site du consulat de Washington, toutes les marches à suivre sont indiquées (document à télécharger et remplir). L’enfant doit-être âgé de moins de 3 ans pour la demande. Une fois l’autorisation obtenue, notre fils aura donc la double nationalité (il a 5 mois depuis peu, et nous commençons tout juste les démarches). Je ne suis pas tellement sûre tellement de la suite, mais il semblerait qu’à l’âge de 18 ans, il devra choisir sa nationalité. D’ici là, les choses ont peut-être le temps de changer donc nous nous repencherons sur la question, le moment venu.

La rééducation suite à l’accouchement... une pratique quasi inexistante aux USA et pourtant bien utile!

En France, on conseille vivement aux femmes de rééduquer leur périnée après une grossesse car le poids du bébé a fortement sollicité celui-ci pendant 9 mois et l’accouchement en lui-même peut avoir faire quelques petits dégâts. Rien de grave ne se passe si ce n’est que certaines connaissent quelques petits désagréments pour la première fois de leur vie, j’entends par là les fuites urines et le plus embêtant à long terme d’autres femmes avec l’âge pourront également augmenter le risque de descente d’organes. Bref rien de très glamour et tout ceci pouvant être évité grâce à cette fameuse rééducation. Généralement, cette rééducation est prescrite par le gynéco, pris en charge par la sécurité sociale et elle peut se faire chez certains kinésithérapeutes ou avec une sage-femme (en général, une dizaine de séances est prescrite). Certains gynécos prescrivent également des séances de rééducation abdominale (en France, ils conseillent aujourd’hui de faire ces séances une fois les séances de rééducation du périnée terminées). Ces séances sont aussi prises en charge par la sécurité sociale et se font également auprès d’un kiné. Aux USA, ils n’existent rien de tout ça… les femmes sont un peu « délaissées » après les accouchements… comme je disais plus haut, les américains sont « prudes » et même « un peu coincés » sur tout ce qui concerne la sexualité et les parties intimes.  


ACCOUCHER aux USA ou en FRANCE: Quel serait finalement ma préférence?

 

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  • Pour l'accouchement en lui-même: Les USA

Même si mon accouchement s'est bien passé dans les deux cas, certaines petites différences feraient finalement pencher la balance poyur les USA:

- Les gestes moins invasifs:

Je reconnais qu'une épisotomie est moins anodin qu'il semble nous le laisser dire en France (j'ai mis 7 mois à récupérer e mon accouchement en France et 3 semaines aux USA à cause des conséquences et des douleurs provoqués par l'épisiotomie). Ces gestes ne devraient-être donc pratiqués qu'en cas d'extrême nécessiter comme c'est le cas aux USA.

- Le confort de salle de travail:

 Ca paraît-être un point peu essentiellement mais l'environnement joue beaucoup sur la psycologie au moment de l'accouchement. Et je pense que pour un accouhement, on aura plus tendance à rechercher un endroit chaleureux, rassurant, apaisant pour accueillir bébé, plutôt qu'un endroit froid et inquiétant où les "instruments de torture" (j'entends par là, tout le matériel médical) est trop visible. 

  • Pour les suivis pré et post accouchement: La France

- Bien renseigné sur les démarches, sur notre état de santé et celui de bébé:

Ceci est mon point de vu personnel par rapport à ce que j'ai vécu. Aux USA, je n'apprécie pas que le corps médical contrôle notre santé sans partager les informations qui nous concernent (la maman et le bébé).

- Le RDV avec l'anesthésite:

Comme je l'ai expliqué, j'ai souffert aux USA du fait qu'aucune préparation n'avait été faite en amont, ce aui aurait été largement évité si l'ensemble des questions avaient déjà été posées lors d'un entretien au cours des derniers mois de grossesse comme cela se fait en France.

- La rééducation du périnée:

Elle n'est pas proposé aux USA et semble "inutile", car les américains considèrent que le travail peut-être fait seul et en autonomie. Pour l'avoir fait en France pour mon premier bébé, je reconnais que cette rééducation est nécessaire et le résultat obtenu est beaucoup plus efficace qu'en tentant une rééducation en autonomie. 

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S’il y a des points dont j’ai oublié d’aborder, n’hésitez pas à me poser les questions en commentaires